Histoire de l’église Saint Jean-Baptiste

Pour remplacer le modeste oratoire qui exista prés de la Seine , une église fut élevée au XIII° siècle , au sommet de la falaise.

En 1226, Guillaume de Bateste et sa femme Marguerite donnèrent pour sa construction tous les droits qu’ils pouvaient avoir sur une pièce de terre d’un arpent environ qui tenait au jardin du trésorier de Saint Denis .
Le chevalier Bateste avait épousé Marguerite Gautier , fille d’un dignitaire de l’abbaye de Saint Denis, qualifié de Maréchal Féodal. Le passage de Guillaume de Bateste à la cour de Philippe Auguste est mentionné.

L’église fut construite sous le vocable de Saint Jean Baptiste.

L’église aux dimensions modestes frappe d’abord par sa grande simplicité :chevet plat , construction à deux vaisseaux surmonté d’un clocher massif de plan carré. Elle présente des murs d’un appareillage soigné en pierres de taille ; un bandeau souligne la partie basse des ouvertures .Si l’édifice a gardé peu de traces visibles de son ancienneté , un bas relief sculpté du XII ° siècle ( triptyque présentant une Vierge en majesté encadrée par une Annonciation et un Baptême de Jésus Christ ) découvert au XIX siècle lors de travaux dans l’église , atteste de l’édifice primitif. Il s’agit là d’un témoignage remarquable du premier art gothique . .
Ce retable est un bas relief en pierre divisé en trois compartiments. Il semble être unique en France ; c’est un fragment important d’un retable dont certaines parties s’apparentent à celles de la porte Saint Anne, au portail de Notre Dame de Paris . Ce rétable se trouve depuis 1915 dans la salle des sculptures du Moyen Age au Musée du Louvre , et il fut évidemment la pièce artistique capitale de la paroisse .

Le samedi 19 juin 1999 était inauguré en présence du Conseil Municipal une copie de ce retable qui a été placée au dessus de l’autel et qui a été réalisée par un artiste de la commune . Des renseignements plus détaillés de ce rétable feront l’objet d’un autre article .
Ce bas relief devait à l’origine , s’élever derrière le maître-autel , et devait cacher un reliquaire . D’après une étude de Ch Rohaut de Fleury, la construction de ce retable aurait été faite pour la chapelle du château de Houilles dont la paroisse dépendait au Moyen-Age.

La date de 1618 portée sur l’un des piliers engagés de la nef rend compte de l’agrandissement qu’à connu l’église à cette époque où l’on adjoint à la nef unique voûtée d’arêtes un bas-côté voûté en berceau. Ces colonnes massives sont surmontées de chapiteaux ioniques à l’échine ornée d’oves et aux volutes à décor de palmettes. L’ordonnance de la façade , les baies en arc brisé surmontées de deux oculi, laisse à penser qu’elle est aussi le fait des embellissements de ce début du XVII° siècle .
La chapelle du bas-côté sud est sans doute une adjonction du XIX° siècle . Les verrières dont l’une est signée de Charles Champigneulles ont été mises en place à la fin du XIX° siècle et au début du XX° .

.. Quelques pièces peuvent retenir l’attention, notamment un Saint Jean Baptiste en bois (qui était recouvert de peinture grise ) et qui a été récemment restauré .

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