Le "Signe" du sacrement des malades

La période des pèlerinages à Lourdes commence : pèlerinage diocésain, Relais Lumière et Espérance, Lourdes Cancer Espérance..., dans l’attention aux personnes atteintes d’affections diverses.

Les journées consacrées à la lutte contre telle ou telle maladie se succèdent : tout dernièrement la journée de l’hémophilie et bien d’autres encore. Epidémies dans les secteurs pauvres que l’on ne se décide pas toujours à éradiquer, comme la lèpre par exemple, font la une de bien des publications.

Ces atteintes à l’intégrité guettent constamment ceux qui nous entourent et nous-même, annonces de notre déchéance et de notre mort. Elles nous provoquent, avec nos contemporains, à réagir contre ces formes du mal. Elle stimulent les chercheurs de bon nombres d’associations qui les soutiennent.

Le sacrement de l’Onction des malades que nous allons célébrer le dimanche 27 mai prochain s’enracine dans toute cette vie, avec ses ombres et ses lumières.

Rappelons que, comme tout sacrement, il est le sacrement de la foi ,et d’abord de la foi de la personne malade. Quelles que soient les apparences, celles d’une grande dégénérescence, celles de crises de maladies psychiques, celles d’un coma..., il est urgent de rappeler qu’au coeur du malade, il y a quelqu’un qui a la capacité de dire "je". Il se peut que nous n’ayons aucune capacité de communiquer avec lui, de percevoir quoi que ce soit de cela. Mais une personne aimée de Dieu, voulue par Lui, reste toujours, quelque part, un sujet en relation avec Celui qui l’appelle à cette Vie qui nous attend.

C’est aussi le sacrement de la foi pour nous-même : celui que la maladie grave atteind est un frère en Jésus-Christ ; il mène son chemin tout comme nous vers Celui qui l’attire ; il porte sa charge à côté de nous ; il est un compagnon de route vers Celui qui sauve et qui relève.

François Ripoche