Les élections municipales

[…] L’Eglise est appelée à réfléchir à tout ce qui touche à la vie des hommes, à la gestion de la cité. […] L’indifférence à la chose sociale, ou bien à la résignation, sont incompatibles avec une vie authentiquement chrétienne. […]

Notre rôle, en tant qu’Eglise, est de porter au cœur de la vie sociale les appels de l’Evangile : fraternité, solidarité, respect de la personne dans sa dignité et sa liberté, attention prioritaire à toutes les formes de souffrance, de misère, d’exclusion. […]

L’Evangile n’est pas neutre : Jésus nous appelle clairement à la solidarité envers les plus pauvres, les plus petits, les exclus, tous ceux que la société marginalise.

Tous les choix ne se valent donc pas et chaque chrétien est appelé à discerner les choix politiques et sociaux les plus justes. […]

Le premier lieu de développement humain est la famille. […] La cohésion sociale dépend pour une bonne part de la stabilité familiale. Tout ce qui déstabilise la famille porte aussi atteinte à la personne et à la société, en particulier la dégradation des conditions matérielles de vie (emploi, logement, santé, alimentation) et des choix éthiques réalisés au mépris de la vie : banalisation de l’avortement, légalisation progressive de l’euthanasie, etc.

Un autre fondement de la société est la fraternité à laquelle s’opposent des attitudes comme l’individualisme et la xénophobie. L’individualisme conduit à affaiblir le sens du bien commun et à rejeter l’autre. Il génère la peur et la violence. La xénophobie, ou plutôt le refus de la différence, […] joue sur cette peur et désagrège le tissu social. Elle est un danger, d’abord pour les personnes qui en sont victimes mais aussi, à terme, pour tous, en rendant impossible la vivre ensemble.

La fraternité conduit au contraire à des projets communs et à la volonté de construire l’unité entre les personnes. […]

+ Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban

(Extraits de la Lettre aux candidats aux prochaines élections municipales—20/01/14)