Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime (Luc 2, 14)

Or voici qu’un beau témoignage nous est donné par Nelson Mandela.
Pour lutter contre l’apartheid, face à l’échec de la lutte pacifique, il a mené des actions violentes de sabotage. Après 27 ans de prison, il soutient la réconciliation. Il crée une commission de la vérité et de la réconciliation, présidée par l’archevêque anglican, prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu : une amnistie pleine et entière des crimes commis tant par le gouvernement sud-africain que par les mouvements de libération nationale était offerte en échange de leur confession publique.

« Nelson Mandela reconnaissait avoir reçu deux influences majeures :
celle de la chefferie, à savoir le rôle régulateur du chef - modèle d’écoute et de concertation - et celle de l’Eglise. Une Eglise dont il se sentait redevable sachant le soutien qu’elle lui avait apporté dans son combat contre l’apartheid et pour la réconciliation. Ses croyances chrétiennes, il ne les a « jamais abandonnées  » a-t-il déclaré un jour, rompant avec une réserve de mise, car il savait combien la question de Dieu peut aussi diviser » (Radio-France Internationale)

Prier pour la paix, s’engager en faveur de la paix, ce n’est pas rêver, c’est participer à la venue du règne de Dieu, ici et maintenant. Nelson Mandela en témoigne, à sa manière : « L’Eglise, avec son message de pardon, a un rôle important à jouer dans la réconciliation nationale. »

Que Dieu fasse de nous aussi des artisans de paix et de réconciliation !

P. Olivier STECK, curé