Séance « L’activité humaine, le travail humain » du parcours « Travailler, consommer »

Après la soirée de lancement dont vous trouverez quelques photos sur dropbox, vous trouverez ci-dessous le canevas de la première séance sur le thème de l’activité humaine et du travail humain.

L’activité humaine, le travail humain

Pour la première séance sur le thème « L’activité humaine, le travail humain », il est proposé à chacun de citer des représentations du travail vus dans l’expression artistique.
Ci-dessous se trouvent quelques exemples cités par le groupe de préparation du parcours sur la Doctrine Sociale de l’Eglise, ainsi que quelques mots pour expliquer pourquoi ces exemples ont été évoqués.
-  Dans la chanson Majorette de Bénabar :
Un jeune homme, balayeur de son état, fait un parallèle entre sa valeur et son travail peu valorisant.
« D’habitude on m’moque alors j’aime bien qu’on m’confonde » : le travail comme élément indispensable à l’accomplissement de la personne
« J´suis bon à rien la preuve J´ramasse les feuilles mortes » : le travail comme critère de valorisation et de jugement de la personne
Lien internet : https://www.youtube.com/watch?v=Z4kk6FlIgv4&feature=kp

-  On peut retrouver le même genre d’idée dans la chanson Le poinçonneur des lilas de Serge Gainsbourg :
« Paraît qu’il y a pas de sots métiers, moi je fais des trous dans les billets »
Lien internet : https://www.youtube.com/watch?v=E8ZCvYg5-ZQ&feature=kp

-  Dans l’introduction de la chanson Mélodie en sous-sol de Calogero :
« Oui ben j’veux pas l’savoir, la musique c’est pas un métier »
Un père reproche ses choix à son fils qui veut se consacrer à la musique.
Comment réagissons-nous face à nos enfants qui veulent embrasser une carrière qui n’est pas celle que nous espérons pour eux ?
Lien internet : https://www.youtube.com/watch?v=_3eaHH-sxUo

-  Travailler, c’est trop dur, et voler, c’est pas beau (trad. Cajun)
Lien internet : https://www.youtube.com/watch?v=XCWIXIEizKM

-  La chanson Les 100 000 façons de tuer quelqu’un de F. Leclerc développe l’idée de nécessité pour l’Homme de trouver sa place dans le monde au travers de ce qu’il va produire, au travers de son travail (au sens large) :
« La meilleure façon de tuer un homme, c’est de l’empêcher de travailler en lui donnant de l’argent »
Lien internet : https://www.youtube.com/watch?v=E_3g5icN6xA

-  Dans la chanson Le travail, c’est la santé, rien faire, c’est la conserver d’Henry Salvador, on peut notamment noter cette phrase :
« Les prisonniers du boulot font pas de vieux os »
Si le travail est indispensable à l’Homme pour sa construction, faut-il pour autant ne vivre que pour et par le travail ?
Lien internet : http://www.dailymotion.com/video/x4d5dz_henri-salvador-le-travail-c-est-la_music

-  Une scène d’anthologie du film Un idiot à Paris de Serge KORBER présente la gestion d’une grève ouvrière par un directeur d’usine. Une brillante démonstration de l’inhumanité dans laquelle peut nous pousser le monde du travail, ou comment le travail prend le pas sur l’humain.
L’homme a-t-il sa place dans ce monde-là ? Ou plutôt cette philosophie du travail a-t-elle sa place dans le monde de l’Homme ?
Lien internet : https://www.youtube.com/watch?v=L3-ZtLKeNTw

« Monsieur Graffouillères, vous êtes un meneur !
Une grève-surprise ?... Bravo ! Trente tonnes de barbaque sur le carreau alors qu’on crève de faim à Chandernagor ?... Hourra !
Monsieur Graffouillères, vous êtes un meneur et vos p’tits camarades des inconscients ! Vous semblez oublier, en effet, mes amis, que vous n’êtes que des salariés, c’est-à-dire les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste !... Des chômeurs en puissance !
Le chômage... Le chômage et son cortège de misères... Y avez-vous pensé ? Finie, la p’tite auto, finies les vacances au Crotoy, fini l’tiercé...
C’est pourquoi, mes amis, si vous avez des revendications d’salaire à formuler, vous m’adressez une note écrite et j’la fous au panier, et on n’en parle plus. Nous sommes bien d’accord ? »